Femme, marche nue !

“Qui t’a révélé que tu étais nu ?”

C’est la question que Dieu a posée à Adam quand celui-ci s’est caché de Lui après avoir mangé du fruit défendu (Gen. 3:11).

L’attitude d’Adam révèle l’une des premières conséquences du péché : susciter la honte qui pousse à s’éloigner de Dieu. Et c’est une arme redoutable que Satan continue d’employer aujourd’hui plus que jamais, particulièrement avec les femmes, pour les paralyser par la peur et par les insécurités. Face à nos péchés et manquements en tant que femmes, épouses, disciples, servantes de Dieu et mères, la honte tend à nous faire baisser la tête, à nous cacher et ainsi à nous éloigner de l’amour de Dieu. Pire que ça, elle nous pousse à vivre sous la pression d’une religion, celle du “self-empowerment” qui n’est qu’une vaine et épuisante tentative de nous rendre acceptables aux yeux de Dieu par nos propres moyens de pseudo perfectionnement.

Mais remarquez bien une chose : Adam a péché, mais Dieu est néanmoins venu à lui (Gen.3:9). Le péché a changé la perception d’Adam sur le caractère de Dieu, mais le péché n’a pas changé Dieu, ni son amour pour Adam. Dieu ne s’est pas éloigné d’Adam, Il est au contraire venu le rencontrer dans son péché. Et c’est la même chose qu’Il a faite avec nous à travers l’incarnation de Jésus-Christ!

En ce mois de la célébration de la femme et alors que notre société fait constamment plier cette dernière sous le poids de ses standards ridicules qui font naître en nous toutes sortes de complexes et auto-limitations, je veux vous inviter à trois choses :

  1. Réalisez que Dieu vous aime et vous accepte telle que vous êtes. Vos péchés ne lui sont pas inconnus et c’est Lui-même qui est venu à vous dans et malgré votre condition.
  2. Oui, en tant que chrétiennes, vous êtes appelées à marcher dans la sanctification, mais ce n’est jamais dans un but de “performer” pour vous faire davantage accepter de Dieu. Réalisez que vous ne pourrez jamais vous faire aimer de Lui plus qu’Il ne vous aime déjà.
  3. Être une femme chrétienne au 21ème siècle, c’est embrasser l’amour et la grâce de Dieu qui nous rend libres des influences et standards du monde, mais aussi de la pression que nous nous mettons inutilement sur nous-mêmes. Nous pouvons alors aimer et servir sans chaînes, mais surtout sans permettre à l’ennemi de nous mentir sur l’importance que nous avons pour notre Père céleste telles que nous sommes.

En ce mois de la femme, choisissons de ne plus nous cacher de Lui, de ne plus laisser prise à nos complexes et insécurités. Positionnons-nous toujours plus fermement pour ne plus laisser les voix du monde ou celle de notre propre chair nous éloigner de la Vérité de Dieu à notre sujet.

Nous sommes toutes nues devant Dieu et c’est précisément la condition dans laquelle nous devons être. Grâce à Jésus, la honte que le diable a fait naître à travers cette révélation de notre nudité nous positionne parfaitement pour expérimenter sa paix, sa joie, sa puissance et sa liberté. Ne nous cachons plus. N’essayons plus de gagner son amour en jouant le jeu satanique de la performance et de la quête de perfection.

Marchons fièrement nues dans la grâce de Dieu et rayonnons puissamment de sa Lumière auprès de toutes les femmes encore prisonnières des mensonges de l’Ennemi.

 

 

À lire également

Confortable bourgeoisie spirituelle

Confortable bourgeoisie spirituelle

Un récent partage sur Facebook m'a plongée quelques jours dans une réévaluation de la qualité de ma foi. La soeur partageait un témoignage entendu à une conférence, celui d'un missionnaire qui revenait de pays où la persécution contre les chrétiens est réelle et...

Ma philosophie culinaire pour un budget équilibré

Ma philosophie culinaire pour un budget équilibré

Nous sommes une famille de 6 avec un seul salaire. Les dépenses mensuelles sont nombreuses, les imprévus aussi. Avec le temps, j'ai appris à faire des choix de consommation qui me permettent d'honorer notre budget alimentaire sans rogner sur la qualité. J'ai aussi...

Bien absente présence

Bien absente présence

Je regarde rarement les nouvelles. Leur cocktail de faits divers sordides pèse lourdement sur mon âme introvertie et douée d’empathie. J’ai le malheur de ressentir la peine et la souffrance des autres, certainement pas avec la même intensité que ceux qui la vivent,...

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *