Mamans, voici la révélation qui vous libérera

C’est une expérience particulière comme il m’en arrive parfois d’en vivre avec le Seigneur.

Je suis une mère et malheureusement, par définition, je suis souvent inquiète pour mes enfants surtout lorsque ceux-ci sont confrontés plus tôt que prévu à divers challenges de vie. Mon cœur se brise à chaque fois que je les sais en danger, à chaque fois que je les vois meurtris, à chaque fois que je suis violemment frappée par mes limites pour les protéger…

Mon fils aîné est arrivé au Québec avec enthousiasme et pressé de découvrir cette nouvelle culture dont on lui avait fait l’éloge. La désillusion a été violente, pour lui comme pour nous. Racisme, violence, insultes à répétition, brimades, intimidation, exclusion, injustice… Dès le début, le calvaire s’est annoncé et au bout de deux années, les choses n’ont fait qu’empirer. Désemparée, j’ai crié et supplié Dieu de m’inspirer pour la suite. Avec 4 enfants et un seul salaire, nous ne pouvions pas nous permettre financièrement une école privée. La seule option humaine, c’était l’école maison jusqu’à son entrée au pré-universitaire. Mais pour avoir déjà fait cette expérience, nous savions que ce n’était pas non plus une option à prendre à la légère quant aux implications qu’elle entraînait pour toute la famille.

Alors j’ai prié. Presque tous les jours, sur le même sujet. À chaque fois qu’il rentrait de l’école, blessé physiquement ou mentalement, je criais à Dieu de me montrer la voie, de m’indiquer le choix à faire. Je voyais mon fils décrocher peu à peu des études et je n’arrivais pas à me résoudre à observer, impuissante. Je le voyais changer d’attitude vis à vis de nous, de ses frères, multiplier les mauvaises habitudes, les mauvais choix, avec la crainte que ces nouveaux caractères ne s’installent définitivement.

Jusqu’au jour où j’ai changé ma prière… Désespérée comme seule une mère peut parfois l’être, je me suis adressée à Dieu en ces termes :

« Seigneur, me voici encore en train de te poser les mêmes questions, d’attendre les mêmes indications, les mêmes conseils quant au choix à faire pour cet enfant que tu m’as confié. Tu m’as dit que je pouvais compter sur toi pour me guider mais tu restes silencieux depuis ! Maintenant, moi je te dis que si tu continues de me laisser dans l’obscurité à ce sujet, ne viens pas me reprocher après d’avoir mal fait avec ces enfants que tu m’as confiés. Car j’ai demandé ton aide et tu n’as pas répondu! Moi j’ai fait ma part, j’ai fait appel à toi. Ne viens rien me reprocher s’il tourne mal  alors que tu aurais pu m’inspirer quelque chose ! »

À vrai dire, je ne sais pas si je dois avoir honte de cette prière ou si je dois être «fière» de l’authenticité de cette dernière. Ce n’était pas une menace, mais le cri du cœur d’une mère à son Père Tout-Puissant. La réponse a été immédiate, sur deux jours, et par le biais de 2 textes provenant de mes dévotions matinales.

Extrait 1« Laissez-moi le soin de démêler et de résoudre les problèmes de chaque vie. Laissez-Moi le soin d’amener les âmes à la connaissance dont elles ont besoin. Contentez-vous de les conduire jusqu’à Moi, leur Créateur, et remettez-vous-en à moi pour le reste. Reposez-vous sur la certitude que je puis redresser tout ce qui a été faussé. » – Dieu appelle, 13 mai.

Et comme pour confirmer, voici le texte d’une autre dévotion, le lendemain.

Extrait 2 « Jésus a lui aussi grandi dans une petite ville : Nazareth. Un certain Nathanaël a demandé ceci le concernant : « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » (Jn 1.46). Jésus a lui-même prouvé que cela était possible, car même s’il a grandi dans un lieu sans importance, cela ne l’a pas empêché d’être le personnage le plus important de toute l’histoire. […] Ce que nous devenons compte plus que l’endroit d’où nous venons. – Notre pain quotidien, 14 mai.

Mon seul et unique rôle en tant que mère consiste donc à conduire l’âme de mon fils à Dieu. Je n’ai à me préoccuper ni du type d’école, de quartier, de ville dans lesquels il évolue si j’ai déjà fait de mon mieux pour lui offrir un bon environnement de vie. Je dois quotidiennement abandonner le contrôle de sa destinée au Seigneur et me souvenir qu’il pourra toujours tout redresser !

Ce n’est peut-être pas une découverte pour certaines, mais pour moi cette révélation est salvatrice ! J’ai côtoyé des chrétiennes qui ne jurent que par la ville chic et le petit cercle bourgeois dans lesquels elles évoluent pour assurer le devenir de leurs enfants et qui me regardaient de haut du fait que ma famille vive dans une ville à la mauvaise réputation dans laquelle pour rien au monde elles ne seraient venues s’installer. Je vivais avec la frustration cachée de ne pouvoir offrir un meilleur environnement à mes enfants, une meilleure école, et d’handicaper ainsi leur avenir. Recevoir la révélation que ni mon exemple, ni le cadre de vie familial, ni l’église, ni le type d’école, ni le type de quartier… ne seront JAMAIS un gage de réussite (même s’ils y contribuent) pour l’avenir de nos enfants me libère de la pression que je m’étais imposée de combler à ma manière tous les manques sur ces divers aspects. Mon rôle n’est donc pas de polir à tout prix l’environnement de mes enfants, mais de les abandonner avec confiance à Dieu qui fera éclore leur destinée quelque soit le cadre, la ville, le lieu où ils ont grandi, quelque soit l’école qu’ils ont fréquentée.

L’histoire de Anne et de son fils Samuel dans 1 Sam.2:12-19 en est une autre illustration. Cette mère qui avait crié à Dieu pour avoir un fils alors qu’elle souffrait de sa stérilité nous encourage grandement à miser uniquement sur le Seigneur pour ce qui est du devenir de nos enfants.  Alors que le fils tant attendu lui avait été donné, Anne n’a pas hésité une seule seconde lorsqu’il s’est agi de remplir la promesse de consécration de ce fils qu’elle avait faite à Dieu. Et pourtant, l’environnement corruptible dans lequel son précieux garçon était appelé à grandir aurait pu en décourager plus d’une!

En effet, bien qu’Eli était à l’époque le grand prêtre du Tabernacle, ses propres fils s’étaient illustrés par leur manque de respect vis à vis de Dieu, par leur avidité et par leur corruptibilité. Anne aurait pu se montrer réticente à l’idée d’envoyer son enfant de 3 ans vivre dans un tel environnement et sous la responsabilité d’un homme qui visiblement n’avait pas su inculquer les bonnes valeurs à ses propres enfants ! Mais sa foi en Dieu lui a donné la force d’aller au bout de sa promesse, force qu’elle a puisée par le biais d’une fervente prière maternelle. Elle savait que seul Dieu était capable de vaincre les forces maléfiques auxquelles Samuel serait exposé.

La bible nous encourage à fuir les forces du mal autant que possible. Mais parce que nous vivons dans un monde corrompu gouverné par le Malin (1 Jn.5:19), nous ne serons jamais capables de protéger nos bien-aimés des pressions et tentations exercées par les non-croyants. Bien qu’il ait grandi dans un environnement néfaste, Samuel est devenu un homme de Dieu qui a positivement influencé son peuple. L’exemple de Anne qui s’est adonnée à la prière fervente plutôt que de se laisser guider par ses craintes en essayant de tout contrôler par elle-même nous montre la puissance de la prière pour protéger nos enfants des mauvaises influences du cadre dans lequel ils sont appelés à vivre. La fidélité et l’obéissance de Anne envers Dieu lui ont valu de belles récompenses. Jadis stérile, elle enfanta 5 autres enfants après lui.

Depuis cette révélation, je me sens sereine et mon rôle auprès de mes enfants, loin de me paraître plus facile, me semble dorénavant beaucoup plus clair. Certes, nous avons à lutter contre le monde et les valeurs contradictoires auxquelles sont exposés nos enfants, réussir à leur transmettre notre foi ; les guider pour qu’ils s’identifient à leur tour à Christ; leur incarner l’amour de Dieu quotidiennement et sans relâche… Ce n’est pas une mince affaire et nous n’avons pas toujours de Eli à qui confier leur éducation. Mais nous avons l’assurance parfaite que si nous mettons tout notre cœur à accomplir prioritairement cette tâche, nous aurons le soutien, le secours et les directives de Dieu à chaque pas, car nous aurons fait de Sa priorité en matière éducationnelle, notre priorité.

Bien-aimées, lâcher-prise sur nos enfants et consacrer toute notre énergie à leur faire connaître Dieu est le cœur de notre appel en tant que mère, en tant que parents. Oui, nous devons les encourager à poursuivre de bonnes études et à donner le meilleur d’eux-mêmes dans le travail. Et non, nous n’avons pas à faire le super gâteau d’anniversaire, ni à acheter le joujou dernier cri et les vêtements de la dernière mode, ni habiter dans le quartier hyper tendance et se ruiner dans les écoles privées les mieux cotées pour faire de nous de bonnes mères. Nous devons encourager nos enfants à poursuivre l’excellence pour la seule gloire de Dieu, jamais pour coller aux critères de ce monde et rechercher la reconnaissance de celui-ci. Et par dessus tout, nous ne devons jamais omettre de les couvrir chaque jour de nos prières maternelles qui sont d’un grand prix devant Dieu. De notre foi, de notre obéissance, de notre confiance en Dieu et de la ferveur de nos prières dépendent leur destinée. Dieu nous a donné ce pouvoir, usons-en sans restriction pour le bien de nos enfants. C’est notre mission, et c’est la plus importante qui soit !

Bénédictions !

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1 Commentaire

  1. Avatar

    Bonjour Gina,

    Je découvre avec bonheur votre site.

    J’ai 24ans et je n’ai qu’un petit bébé de 4mois mais les inquiétudes de maman sont déjà là. Votre témoignage me fait beaucoup de bien, il me permet de me rappeler certaines choses et d’appréhender plus sereinement le futur, et aussi de comprendre mieux ma maman…Je lui ai d’ailleurs envoyé le lien de ce bel article 🙂

    Merci 🙏🏻

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