Quand Dieu choisit de ne pas “bénir”

par | Juin 28, 2017 | Croire | 0 commentaires

Voici une réalité : dans la souffrance, surtout quand celle-ci ne semble pas vouloir prendre de vacances, on a tendance à penser que Dieu nous a abandonnées.

Tu obtiens enfin l’emploi dont tu rêvais… Alleluia ! Je suis bénie !
Tes enfants rapportent de bonnes notes de l’école… Alleluia, je suis bénie !
Tu trouves le futur mari de tes rêves… Alleluia, je suis bénie !
Tu t’achètes ton premier sac Louis Vuitton… Alleluia, je suis bénie !
Ton église connaît une croissance en membres et en finances de 30 %… Alleluia, nous sommes bénis !
Ton ministère connaît un succès inattendu et on t’invite à prendre le micro… Alleluia, je suis bénie !

Mais qu’en est-il de la soeur en Christ de 36 ans qui reçoit un diagnostic de maladie incurable ?
Qu’en est-il de la famille chrétienne qui est décimée dans l’incendie de sa maison?
Qu’en est-il du père de famille de sept enfants, seul à travailler et qui se retrouve paralysé après un accident ?
Qu’en est-il de la mère chrétienne dont deux des trois enfants naissent avec un handicap physique ou mental ?

Sont-ils tous moins “bénis” que les autres ? Auraient-ils échappé à tout cela en donnant les bons montants d’offrandes ou en déclarant les bonnes paroles de prospérité, ou en côtoyant les hommes et femmes les plus “oints” de la planète ? Dieu les a-t-il moins aimé que les Chrétiens qui échappent aux malheurs et aux souffrances ?

Et toi, ma soeur, à quel baromètre mesures-tu la bonté de Dieu dans ta vie ?

Nous chantons le dimanche à l’église que Dieu est bon. Mais le croyons-nous effectivement en toutes circonstances ou juste quand Il nous accorde ce qu’on espère? Le croyons-nous aussi quand Il reprend ce à quoi on s’était attaché?

Car oui, Dieu donne, mais Il reprend aussi !
On aime tous recevoir, mais personne n’aime perdre. Car perdre fait mal. Dans la perte, nous avons du mal à voir la bénédiction. Mais si un jour nous avons sincèrement cru à l’amour éternel de Dieu à notre égard, la non bénédiction selon nos critères de mesure serait-elle une marque de désamour? Dieu nous tromperait-Il donc sur sa marchandise ?

Tout est question de foi et de perspective…

Tandis que nous voyons et vivons la souffrance, Dieu voit le fruit éternel que cette dernière produit en nous.
Tandis que nous voyons et vivons le désastre et la désillusion, Dieu voit des occasions d’approfondir notre communion avec Lui.
Tandis que nous vivons la trahison et la solitude, Dieu voit l’opportunité de vivre sa fidélité et sa justice.
Tandis que nous vivons les douleurs de la perte, Dieu entrevoit déjà la plénitude dans laquelle son réconfort nous fera entrer, dans cette vie et dans la prochaine.

Est-ce que ça rend la chose plus facile à accepter? Absolument pas !

Mais Dieu est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Et si vous avez cru un jour en sa bonté, si vous l’avez vécue, rappelez-vous que tout comme Lui, elle ne varie pas.

Bien-aimée, tu n’es pas moins bénie parce que tu ne peux pas te payer les mêmes tenues que la femme du pasteur.
Tu n’es pas moins bénie parce que tu luttes contre la maladie et les difficultés financières.
Tu n’es pas moins bénie parce que tu n’as pas de mari ou que ce dernier t’a quitté.
Tu n’es pas moins bénie parce que tu ne peux enfanter.
Tu n’es pas moins bénie parce que tu n’as pas un “grand” ministère.

Tu es bénie et infiniment bénie parce que que tu es fille de l’Éternel, princesse du Très-Haut, co-héritière du Prince de la Paix, choisie, aimée et chérie par le Tout-Puissant. Un homme a choisi de mourir pour toi, parce que tu en valais la peine à ses yeux, mariée ou célibataire, grosse ou mince, malade ou en bonne santé, riche selon le monde ou pauvre selon ce même monde, féconde ou non. Il t’a jugée digne de porter Son Saint-Esprit et tu as une place ferme réservée à ses côtés.

Oui, ma soeur, tu es BÉNIE, pas seulement pour cette vie où tu as la grâce d’avoir une relation privilégiée avec le Dieu de l’Univers, mais aussi pour la prochaine et pour l’éternité.

Ne mesure donc plus tes bénédictions à ce que te prêchent les autres !
La bonté de Dieu ne se mesure pas aux seuls critères du monde, malheureusement trop adoptés par les Chrétiennes d’aujourd’hui. La bonté de Dieu se mesure au sacrifice de son fils, à sa fidélité dans ta vie, à son réconfort dans tes épreuves, à son désir de passer l’éternité avec toi à ses côtés… Et oui, aussi à tous les biens qu’Il te donne, mais qu’Il peut aussi limiter s’Il le juge nécessaire pour le parcours qu’Il te destine.

La vraie bénédiction, celle que nul ne peut t’enlever, c’est celle de ton statut de fille de Dieu. Adopte Sa perspective et vis dans la foi et la certitude que le Dieu que tu sers jamais ne te délaissera, jamais ne t’abandonnera (Josué 1:5). Il se réjouit à grands cris à ton sujet (Sophonie 3:17), et Il t’aime d’un amour éternel (Jérémie 31:3) dont rien ne pourra jamais te séparer (Romains 8:39).

Réjouis-toi de ces vérités immuables !

En Lui.

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