Réflexion saisonnière : hiver 2019-2020

par | Être | 0 commentaires

Une saison se termine, ce qui veut dire que c’est le moment de prendre un temps pour réfléchir sur notre expérience de vie des trois derniers mois. Faire un point régulier sur ce qui se passe dans ma vie est une routine que j’ai adopté depuis longtemps. Elle est mensuelle, annuelle, et depuis peu, saisonnière. Cela me permet de m’arrêter pour méditer sur les leçons à tirer de la saison passée avant de les avoir oubliées, et afin d’avancer de manière intentionnelle vers le futur. Vivre est une chose, mais ce qui nous transforme vraiment, ce sont les enseignements que nous tirons de ce que nous avons vécu et la manière dont ils vont façonner la suite de notre existence. La réflexion est un élément vital dans la marche chrétienne, car ce n’est qu’ainsi qu’on peut réellement voir les mouvements de Dieu dans notre quotidien et cheminer au diapason de ses Projets pour nos vies.

Prendre le temps de la réflexion est encore plus pertinent en ces temps troublés où Dieu a forcément quelque chose à nous révéler personnellement et en tant qu’Église. Alors, plutôt que de nous contenter de subir les événements, rendons-les constructifs en poursuivant un cheminement spirituel encore plus intentionnel. Pour ma part, voici donc sept choses que j’ai apprises cet hiver, sans ordre particulier.

1. Quarante jours pour mes quarante ans

Je n’aurais jamais cru être capable de mener un jeûne et prière sur une aussi longue période. Dieu me l’a fortement mis à coeur à la mi-décembre, car j’étais en quête de révélations particulières pour cette nouvelle décennie dans laquelle je m’apprête à entrer. J’aspire à vivre une transition majeure, à sortir enfin de certains déserts, à abandonner une fois pour toutes certains poids et à plonger toute entière, sans craintes ni questionnements, dans tout ce que Dieu a en réserve pour la suite de ma vie. Par sa Grâce et un jour à la fois, je l’ai fait et cela restera à coup sûr une expérience spirituelle majeure dans ma vie chrétienne.
L’une des plus importantes confirmations que j’ai reçues : ne plus jamais rien faire sans conviction.

2. Je peux changer mes habitudes

J’ai lu plusieurs livres et articles sur les habitudes et leur impact spirituel, mental et physique. Cet hiver, j’ai poursuivi avec régularité certains changements que j’avais entamé depuis février 2019 et j’en ai intégré d’autres progressivement. Les bénéfices sur ma santé sont nombreux et je rends grâce à Dieu pour ce nouveau départ physique et mental auquel je ne croyais plus. Mon rêve se réalise : en finir avec mes multiples maux de la trentaine et entamer ma quarantaine dans la forme de ma vingtaine, la maturité spirituelle et l’expérience de vie en plus.

Le secret pour réussir à cultiver de nouvelles habitudes : simplifier l’habitude à adopter, n’adopter qu’une habitude à la fois, préserver la notion de plaisir et poursuivre un objectif clair.

3. La vie est imprévisible et il faut absolument demeurer flexible

L’une des choses que nous rappelle la crise sanitaire que le monde traverse actuellement, c’est que nous n’avons le contrôle sur rien. On peut planifier notre année, investir dans des projets et expériences, définir des programmes, mais tout peut basculer en l’espace de quelques jours et même quelques heures. L’une des marques du chrétien mature, c’est sa résilience, c-à-d sa capacité à rebondir lorsque des situations inattendues se présentent, tout en se confiant en Celui qui tient les rennes. Avec la pandémie, j’ai dû revoir mes projets de l’année, mes priorités, mais surtout, la crise m’offre l’occasion inattendue d’expérimenter dès aujourd’hui avec mes enfants, une multitude de choses que j’avais remises à plus tard. Il n’y a pas meilleur temps que celui-ci pour réaliser ce que nous contrôlons, ce que nous ne contrôlons pas et ce sur quoi on doit se concentrer. 

4. En matière d’éducation, il n’y a pas de formule parfaite

Quoi que je fasse depuis dix-huit ans que je suis mère, je n’ai jamais vraiment eu la conviction d’en être une bonne. Malgré toute la bonne préparation et toutes les bonnes intentions qu’on peut avoir, éduquer des enfants est la mission qui vous gardera le plus à genoux, dans une posture humble et entièrement dépendante de Celui qui les a faits et qui les connaît le mieux. Il n’y a pas de formule unique ou magique et il faut être autant disposée à apprendre qu’à leur enseigner, encore et encore et encore et encore. Ce sont des êtres à part entière que vous ne pourrez jamais faire rentrer dans votre boîte, aussi idéale vous semble-t-elle être. Seule la grâce de Dieu vous donnera de persévérer dans le but de leur donner des racines et des ailes, en priant pour qu’ils s’envolent vers la bonne destination.

5. La vie n’est ni une course, ni une compétition

En matière de croissance spirituelle, de développement personnel et de relation avec Dieu et les autres, chacune vit son processus à son rythme. Il est très important de ne jamais comparer son chapitre 2 avec le chapitre 12 de quelqu’un d’autre. Devant Dieu, vous n’êtes en compétition avec personne d’autre que vous-même pour devenir une meilleure version de vous à l’image de Christ, que celle que vous étiez hier. N’ayez donc pas peur d’être en retard. Dieu ne vous laissera pas manquer votre avenir, ni les projets qu’Il a formé pour vous dans cette vie. Sachez juste que ces projets peuvent être radicalement à l’opposé de ce que vous aviez planifié. C’est ce que m’enseigne la voie inattendue vers laquelle Dieu m’a dirigée cet hiver et pour les trois prochaines années, une voie que j’emprunte purement par obéissance, sans aucune visibilité sur l’utilité finale.

6. Faire des deuils significatifs

Cet hiver, j’ai dû faire de nombreux deuils. Cela faisait partie des révélations de mon jeûne et prière. Le plus surprenant a été de devoir faire des deuils, même de choses en apparence bonnes et alignées sur la Volonté de Dieu. Ce ne fût pas évident, mais je vois que cela contribue à faire de moi la femme nouvelle que je désirais être. J’arrive à mieux identifier ce dont mon âme a réellement besoin, ce que je ne veux plus dans ma vie (et le prix que je suis prête à payer pour ne plus le permettre ni le subir) et ce que je veux vraiment (et le prix que je suis prête à payer pour l’obtenir et le cultiver). Apprendre à accepter ce que je ne peux pas changer tout en réalisant que je vais devoir vivre avec conséquences et séquelles en m’appuyant sur la seule grâce de Dieu, est une des leçons les plus difficiles que j’ai apprises ces 90 derniers jours.

7. Aimer et cultiver la solitude

Le silence et la solitude sont d’importantes disciplines spirituelles que j’ai développé au fil de ma vie, d’abord par la force des choses et ensuite par l’action du Saint-Esprit. Mais j’ai un avantage : je suis une introvertie de nature, adepte d’introspection et de contemplation qui se sert des mots pour explorer la vie. J’ai donc une certaine disposition innée à apprécier la solitude. Mais je réalise qu’être capable d’aimer la solitude qui permet d’échapper au fléau de la dépression qui va certainement s’accentuer du fait de la situation de pandémie et d’isolement que le monde traverse, est une grande grâce de Dieu. Qu’on y soit naturellement disposée ou pas, cette pandémie nous apprend une autre chose : apprivoiser la solitude est important pour la santé spirituelle et mentale, car on se sait jamais quand on y sera confrontée. 

Voilà pour moi.

Vous pouvez vous aussi vous offrir le cadeau d’une réflexion saisonnière intentionnelle. Elle vous permettra :

  • de faire le point sur votre expérience de vie avant que les détails ne vous filent entre les doigts
  • de corriger le tir en réévaluant vos priorités
  • de définir des objectifs réalistes et réalisables
  • de vous encourager en identifiant vos progrès

Voici neuf questions dont vous pouvez vous servir pour votre réflexion :

Passé (90 derniers jours)

  • Quelles sont les leçons les plus édifiantes que j’ai apprises ces 90 derniers jours ?
  • Quel a été mon plus grand défi ?
  • Quels sont les éléments significatifs de ma vie dans ces différents domaines : vie spirituelle, travail/ministère, famille, santé, argent, relations, foyer?

Présent

  • Quelles sont les petites et grandes choses qui animent positivement ma vie en ce moment ?
  • Quelle est la chose la plus importante pour moi en ce moment, ma priorité numéro 1 ?
  • Qu’est ce qui semble le plus manquer à ma vie en ce moment ?

Futur (90 prochains jours)

  • Qu’est ce que j’aimerais voir comme changements dans les domaines suivants au cours des 90 prochains jours : vie spirituelle, travail/ministère, famille, santé, argent, relations, foyer ?
  • Quelles seront mes trois plus importantes priorités ?
  • À quels critères vais-je mesurer mes progrès et comment vais-je les célébrer ?

Bonne réflexion, et n’hésitez pas à partager dans l’espace commentaires ce que vous avez vous aussi appris cet hiver 2019-2020. Nous sommes toutes à différents stades de nos vies et c’est une belle occasion de nous inspirer les unes les autres !

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *