Bien absente présence

Bien absente présence

Je regarde rarement les nouvelles. Leur cocktail de faits divers sordides pèse lourdement sur mon âme introvertie et douée d’empathie. J’ai le malheur de ressentir la peine et la souffrance des autres, certainement pas avec la même intensité que ceux qui la vivent, mais assez pour assombrir mes pensées, assez pour m’empêcher d’ignorer. Cette façon d’être fait de moi une personne qui a beaucoup de mal à trouver sa place dans ce monde et même dans l’Église, avec l’indifférence collective qui gagne de plus en plus de terrain. J’en arrive à envier ceux qui ont la capacité à « zapper » sur le malheur ambiant, à faire la sourde oreille et à retourner à leur vie comme si de rien n’était après avoir été informés de la souffrance des autres. « Que pouvons-nous y faire de toutes façons? » , disent-ils. «Culpabiliser ou en perdre le sommeil ne changera rien à leur situation », se défendent-ils; « Je vais prier pour eux. », avancent les hyper-spirituels fuyants. Et puis tous passent à autre chose. Quand l’indifférence est le bouclier des hommes, l’amour-propre leur glaive et l’égoïsme leur destrier, à quoi bon chercher pourquoi tout va si mal sur Terre ? demandait Pierre Josset. Oui, comment s’étonner alors que tout aille de plus en plus mal et que la lumière de Christ luise si faiblement, non seulement sur la terre, mais aussi dans nos églises occidentales ? Pour ma part, et comme le disait Martin Luther King, ce qui m’effraie désormais le plus, ce n’est pas l’oppression des méchants, mais c’est l’indifférence des bons.

Porter la souffrance du monde est certes bien trop lourd pour les frêles épaules humaines et il n’a jamais été demandé à personne de le faire. Un Seul a pu, un Seul l’a fait : Christ.

Oui mais voilà. Même s’Il a été le seul à pouvoir la porter, Jésus nous a tout de même laissé un devoir non optionnel à ses disciples : le devoir de présence, celui d’être des consolateurs qui accueillent la souffrance des autres et qui les aident à porter leur fardeau. Mais c’est un ministère de plus en plus négligé dans nos sociétés hyper-individualistes. On se donne toutes sortes de prétextes pour fuir les autres lorsque le malheur les frappe, comme si ce dernier était contagieux. Ou alors, on se contente du minimum syndical pour pouvoir apaiser nos consciences et cocher la case dans la To-do list quotidienne du « bon chrétien ». Le ministère de présence n’a pas la côte, car être présent c’est prendre le risque de voir de bien trop près une souffrance qu’on appréhende pour nos propres vies. Mais dans cette fuite, on tue peu à peu ce qui fait de nous des humains et ce qui est censé nous caractériser en tant que chrétiens.

L’indifférence est un poison que nous fait boire notre confort personnel. Il fige le cerveau avant de tuer le coeur. — Stéphane Owona

Et pourtant, s’il est une chose qui a caractérisé le ministère de Jésus durant trois ans, c’est bien sa présence. Il était présent auprès des malades, des prostituées, des marginaux de la société et même des morts ! Il était présent dans les  lieux les plus obscurs, dans les quartiers mal famés. Il s’est lié d’amitié avec des gens que tous rejetaient ou méprisaient dans sa société, des collecteurs d’impôts aux lépreux, en passant par les enfants et par les femmes à la mauvaise réputation. Il était présent pour l’humanité jusqu’à son dernier souffle, lorsque sur la croix Il a demandé pardon en notre nom. Jamais Jésus n’a détourné le regard sur la souffrance de ceux qu’Il croisait ou sur le malheur qui pesait sur nous, pécheurs. Son ministère était celui de la présence, et la présence peut et doit aussi être notre ministère.

Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. — 1 Jean 3:16

Mais se peut-il que nous ayons beaucoup trop compliqué les choses ? Lorsqu’on donne comme prétexte à notre absence, le fait de ne pas savoir quoi dire ou quoi faire, se peut-il que notre définition contemporaine de l’impact ne soit finalement qu’une couverture à notre besoin de nourrir notre égo? Face à la souffrance d’autrui, quel besoin doit compter le plus? Celui de la personne qui souffre ou notre besoin personnel d’avoir eu une part visible dans son rétablissement? Quand nous décidons de fuir l’autre dans son malheur, se peut-il que ce soit parce que nous craignons de faire face à nos propres limites et à notre propre insuffisance? Dans notre obsession de l’impact, nous chrétiens oublions malheureusement que Christ nous appelle avant tout à être des canaux à travers lesquels c’est Lui qui opère, pas forcément nous. C’est dans nos limites humaines que sa force se manifestera au profit de ceux pour qui nous nous serons disposés à être présents.

Se montrer présent revient donc avant tout à se disposer à être un instrument de la consolation de Dieu pour l’autre, à être un porteur de sa grâce et de son amour que nous ne faisons que transporter à la manière d’un vase, dans le but de contribuer à une atmosphère propice à la restauration de l’autre. Nous n’avons donc pas toujours besoin de « faire » pour l’autre, nous sommes d’abord appelés à « être » pour l’autre.

Être une oreille, être une épaule, être le photophore qui transporte la lumière de Christ qui éclairera les ténèbres de l’autre, voilà ce qu’est le ministère de la présence. 

Ainsi, « donner notre vie pour les frères » ne se fera pas de manière littérale pour la majorité d’entre nous. Mais « donner notre vie pour les frères » en rendant visite à un malade isolé, en offrant de faire du baby-sitting à une jeune mère épuisée, en décrochant son téléphone pour prendre des nouvelles d’une amie endeuillée, en rendant visite à un retraité esseulé, en offrant le cadeau de l’écoute patiente, compatissante et sacrificielle à une personne en souffrance sans porter de jugement sur les raisons de cette dernière… voilà autant de manières de « donner notre vie pour nos frères ». 

À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. — Jean 13:35

Tous ces exemples de présence reviennent donc à une seule chose : l’amour. C’est la seule chose qui révèle réellement la présence de Christ en nous. Cessons donc de nous trouver des prétextes pour justifier notre indifférence, Dieu n’est pas dupe. Osons être le type de chrétiens qui offre généreusement le cadeau de la présence dans les temps troubles. Nous ne pourrons peut-être pas faire une différence majeure dans la souffrance générale du monde, mais nous aurons fait une différence majeure dans la souffrance de quelqu’un, une personne à la fois, une journée à la fois.

Un jour, très certainement, ce sera à notre tour d’avoir besoin de cette présence et nous serons bien contents d’avoir à nos côtés, des personnes qui exerceront ce ministère de manière désintéressée et sacrificielle.

Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi de Christ. — Galates 6:2

 

 

 

Autopsie de l’amitié véritable

Autopsie de l’amitié véritable

Le véritable ami est celui qui chante le chant de votre vie quand vous en avez oublié les paroles.

Je ne sais pas de qui est cette citation, mais quand je l’ai entendue, elle m’est parue particulièrement pertinente. Il n’aura fallu que quelques semaines pour que je l’expérimente personnellement, dans une saison de grands questionnements où l’une de mes anciennes connaissances perdu de vue depuis plus de vingt ans a su me rappeler la jeune fille que j’étais et les rêves que j’avais. Quand l’ennemi attaque notre identité ou que les épreuves de la vie nous incitent à vouloir tout abandonner, l’amie véritable sera celle qui se fera le porte-parole de Dieu pour nous rappeler qui nous sommes et ce que nous valons, et pour ranimer les rêves que nous laissons mourir sous l’effet du découragement.

Mais les bonnes amitiés sont un joyau rare…

J’ai passé la majeure partie de ma vie d’adulte dans l’isolement total ou à vivre des relations sans grande profondeur. J’en ai beaucoup souffert. Vivre des épreuves, naviguer dans ma vie de femme, d’épouse et de mère sans aucun soutien féminin à mes côtés a été très difficile mais formateur. Je me suis longtemps sentie incomprise, mais j’ai toujours refusé de faire des compromis sur mes valeurs ou sur ma personnalité pour me faire des amies. Quelqu’un à qui je partageais cette réalité m’avait répondu que je ne parviendrais jamais à m’entourer si je n’étais pas capable d’accepter un peu d’hypocrisie dans ma vie, car ce serait la clé des relations humaines dans notre monde actuel. Pour ma part, j’étais déterminée à vivre des relations authentiques et j’ai finalement accepté d’attendre que Dieu m’envoie l’amie idéale.

Cette attente aujourd’hui comblée ne s’est pour autant pas faite sereinement. Le Seigneur en a profité pour me révéler un certain nombre de choses par rapport à l’amitié et pour corriger la perspective que j’en avais. Aujourd’hui, j’ai compris d’importantes leçons et je vis bien différemment mes relations.

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1. Avant d’avoir des amies, apprends à en être une

J’aurais pu devenir amère et choisir de m’enfermer dans ma solitude, mais le Seigneur m’a montré comment faire de ma souffrance un ministère. J’ai pris le temps de m’asseoir et de réfléchir à tout ce que j’aurais aimé recevoir d’une autre femme dans les différentes saisons de ma vie, puis j’ai choisi de l’offrir aux autres par le biais de mon ministère. C’est désormais l’une de mes plus profondes motivations à faire ce que je fais auprès de mes soeurs de l’église. Je prends désormais plus de plaisir à offrir à celles qui vivent la même solitude que j’ai vécue, ce que j’aurais aimé recevoir. Il y a effectivement plus de bonheur à donner qu’à recevoir (Actes 20:35).

2. Tu as des amies pour une raison, pour une saison ou pour la vie

La dissolution de mes deux amitiés d’enfance a été un coup dur qu’il m’a fallu plusieurs mois à accepter. Puis, j’ai compris que les relations que Dieu va permettre dans notre vie ont toutes un but et une durée bien précis. Certaines personnes ne seront là que pour une raison, comme la brève amitié que j’ai entretenue avec le frère dont Dieu s’est servi pour m’accompagner dans mes premiers pas de chrétienne. D’autres ne sont là que pour une saison, comme cette amie qui m’a longtemps encouragée par téléphone et a fait le déplacement pour être mon témoin de mariage civil et religieux dans un intervalle de onze ans. Aujourd’hui, nos chemins se sont définitivement séparés pour diverses raisons, mais elle était là pour moi quand personne d’autre ne l’était et sa présence, même à distance, a fait une différence.
Quant à l’amitié pour la vie, certaines personnes l’expérimentent mais ce n’est pas encore mon cas, du moins pas comme on l’entend communément. J’ai par contre l’exemple près de moi de deux familles chrétiennes dont les liens sont tellement forts qu’ils partagent et vivent absolument tout ensemble depuis plusieurs années. Cette proximité peut faire peur et d’ailleurs, je ne sais pas si elle est souhaitable à ce point-là, mais ce qui est certain, c’est qu’ils portent véritablement le fardeau les uns des autres et c’est un beau témoignage de l’amour inconditionnel de Christ.

S’il vous arrive donc de perdre certaines personnes de votre vie, consolez-vous en réalisant qu’elles n’étaient là que pour une raison ou pour une saison et gardez le meilleur de votre relation.

3. La définition de l’amitié varie selon les saisons de vie

  • Pour ma fille de cinq ans, l’amie c’est cette copine de l’école ou de l’église avec qui elle partage des jeux, des dessins, des câlins et qu’elle invite à son anniversaire. Ces amitiés représentent beaucoup pour elle si j’en crois ma réserve de feuilles et d’enveloppes qui disparaît à vue d’oeil à cause des nombreux dessins qu’elle leur offre au quotidien et des invitations à son sixième anniversaire qu’elle leur a déjà adressées, quatre mois avant la date ! Dans quelques années, elle ne gardera probablement aucun souvenir de ces fillettes si leurs chemins se séparent.
  • Pour l’adolescente, l’amie sera celle avec qui elle fera du shopping et partagera toutes ses choses de filles, ses peines et coups de coeur, ses premières fois, etc. C’est celle qui aura l’une des plus grandes influences sur sa vie dans cette période délicate où les jeunes sont en transformation, en questionnement et en recherche de leur identité. L’amie sera son tout, sa référence sur un grand nombre de sujets, sa jumelle, sa confidente, et elle croira même ne pas pouvoir vivre sans elle. Mais l’amie de l’ado sera aussi capable de la blesser très profondément.
  • Pour la femme adulte mature (je précise « mature » parce que toutes ne le sont pas), l’amitié prend une toute autre définition. Elle doit être solide, authentique, fiable. L’amie doit être digne de confiance, disponible, à l’écoute, encourageante et sincère. La femme adulte va rechercher une autre femme sur qui elle pourra compter dans les moments difficiles, avec qui elle pourra être elle-même sans craindre le jugement et avec qui elle pourra célébrer les précieux moments de la vie comme un mariage ou une naissance, par exemple. Elle privilégiera la qualité à la quantité, parce qu’elle aura découvert la préciosité d’une bonne relation dans l’édification d’une femme.

4. L’amitié chrétienne est différente

L’erreur que j’ai longtemps faite, c’était de demander à Dieu une amie selon la définition de l’amitié dans le monde. J’avais des critères assez précis dont l’authenticité et la disponibilité, mais je recherchais surtout une connexion particulière, à la manière de la fameuse « âme-soeur ». Mais Dieu a vite fait de me reprendre à ce sujet.

La seule âme-soeur que la chrétienne doit rechercher, c’est Jésus-Christ, tout simplement parce qu’Il est le Seul à nous connaître vraiment, à nous accepter pleinement avec nos défauts et à pouvoir combler tous nos besoins affectifs. Rechercher une âme-soeur, c’est risquer de faire peser sur un autre être humain le joug d’attentes qu’aucun humain n’est capable de combler dans nos vies. Ce n’est correct ni pour soi-même, ni pour l’autre, mais surtout cela nous expose à une inévitable déception, car nul n’est parfait, même pas la meilleure amie au monde. L’amitié chrétienne est différente, car elle intègre une saine distance et une dimension de compassion et de réalisme qui nous fait aimer et accepter l’autre tout en restant bien consciente de ses limites, mais aussi des nôtres.

Ainsi donc, en tant que chrétiennes, nous ne pouvons nous limiter à la définition de l’amitié selon le monde, mais y intégrer des critères essentiels que nous donne Dieu dans Sa Parole.

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11 conceptions à adopter pour de saines amitié chrétiennes

 

1. Votre meilleur ami, c’est Jésus. Cultiver cette amitié en priorité vous aidera à avoir moins d’attentes vis à vis des autres.

Je ne vous appelle plus serviteurs parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son seigneur, mais je vous ai appelés amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. – Jean 15 : 15

2. Ne vous contentez pas de tout attendre des autres, mais soyez d’abord l’amie que vous voulez avoir.

Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c’est ce qu’enseignent la loi et les prophètes. – Matthieu 7:12

3. Ouvrez-vous à l’amitié et ne restez pas dans l’amertume de vos blessures passées.

Nous avons toutes connu des déceptions dans nos relations et nous en avons nous-mêmes été pour les autres. Mais Dieu est pour les relations. Vos relations passées ne seront peut-être pas restaurées, mais Dieu va certainement mettre sur votre chemin des personnes qui seront d’une grande valeur ajoutée dans certaines situations ou pour certaines activités et missions de votre vie. Ce sont des personnes que vous manquerez si vous restez fermée.

Il vaut mieux être deux que tout seul, parce qu’à deux on retire un bon profit du travail. En effet, en cas de chute, l’un relève son compagnon, mais malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir de proche pour le relever! – Ecclésiaste 4:9-10

4. Privilégiez la qualité à la quantité

Tout adulte qui a déjà fait un tant soit peu l’expérience de la vie vous le dira : la véritable amitié se révèle dans les moments difficiles et elle survit aux plus grandes épreuves.

 L’ami aime en toute circonstance, et dans le malheur il se montre un frère. – Proverbes 17:17

5. Vos amitiés auront forcément une influence sur vous. Assurez-vous donc toujours que vos véritables amies partagent vos valeurs et parlent le même langage que vous.

Celui qui marche en compagnie des sages devient sage et celui qui fréquente des hommes stupides se retrouvera en mauvaise posture.  – Proverbes 13:20

6. Soyez authentique.

Non seulement cela vous permettra de bâtir des amitiés solides, mais votre amitié vécue en vérité deviendra également un ministère dans la vie de l’autre.

Le témoin véridique délivre des âmes, Mais le trompeur dit des mensonges. – Proverbes 14:25

7. Développez une pensée d’éternité dans vos amitiés

Comment? En priant pour elles et en investissant dans celles que vous savez pouvoir retrouver au Ciel. Et en attendant, confiez-vous en Dieu et vivez dès à présent le type de relation que vous aurez réellement envie de poursuivre dans l’éternité.

8. Cultivez l’humilité et gardez un coeur pur

“Le bonheur d’un ami nous enchante. Il nous ajoute. Il n’ôte rien. Si l’amitié s’en offense, elle n’est pas.” – Jean Cocteau

Dans une amitié sincère, il n’y a pas de compétition, pas de jalousie, par de rivalité. Vous saurez si vous êtes honnête dans votre relation si vous êtes capable de vous réjouir sincèrement de la réussite ou du bonheur de votre amie.

Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir d’une gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. – Philippiens 2:3

9. Gardez un coeur « enseignable »

Avant de vous frustrer et de fermer la porte à une amie qui vous a à première vue blessée, faites un honnête examen intérieur. Les véritables amies chrétiennes savent garder le coeur bien disposé pour accepter d’être reprises ou corrigées, mais aussi pour apprendre humblement l’une de l’autre.

Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, tandis que les baisers d’un ennemi sont trompeurs. – Proverbes 27:6

10. Cultivez votre amitié

“Qui néglige les marques de l’amitié, finit par en perdre le sentiment.” – William Shakespeare

Aujourd’hui, tout le monde est très occupé, si bien que la qualité des relations en pâti. Pour autant, les besoins en relations de qualité demeurent et s’intensifient même, surtout lorsqu’on réalise le mensonge et la superficialité des modèles que nous vendent le monde à travers des réseaux dits « sociaux » qui au contraire dé-socialisent et isolent.

Une relation de qualité entre chrétiennes se doit d’être cultivée, au même titre que notre relation avec Dieu ou nos mariages. Vous ne pouvez espérer bâtir quelque chose de solide si vous la négligez. Le plus précieux cadeau que l’on puisse offrir à quelqu’un dans une relation aujourd’hui, c’est du temps de qualité. Le sacrifice de votre temps et de votre présence que vous offrirez intentionnellement à votre amie vaudra tous les cadeaux matériels, tout simplement parce que le temps est la chose que nous sommes de moins en moins promptes à donner aux autres. Être vue, écoutée, étreinte, considérée, voilà les besoins primaires de la femme que Dieu a fait pour les relations, des besoins désormais annihilés sous la constante occupation et écrasés sous le règne de la machine et de ses promesses illusoires.

“Les ronces couvrent le chemin de l’amitié quand on n’y passe pas souvent.” – Rivarol

11. Garder une saine distance et accorder la grâce

N’oubliez jamais que votre amie (et vous-même) êtes des êtres humains avec des failles. Gardez une saine distance pour ne pas vous envahir l’une et l’autre dans certains éléments de votre intimité et pour être capable de rester objective. Soyez prompte à pardonner ses erreurs et manquements qui, si elle est une vraie amie, ne seront jamais volontaires. Faites surabonder la grâce sur elle tout comme Dieu fait surabonder la Sienne sur vous. Soyez lente à vous mettre en colère et accordez-lui autant que possible le bénéfice du doute.

L’huile et les parfums réjouissent le coeur, et la douceur d’un ami vaut mieux que nos propres conseils. – Proverbes 27:9

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Dans notre monde superficiel, individualiste et opportuniste, trouver une véritable amie  qui ne cherchera pas à abuser de vous d’une manière ou d’une autre est une grande grâce de Dieu. Si vous en avez dans votre vie, soyez reconnaissante et honorez ces amitiés. Si vous n’en avez pas, n’en faites pas une maladie. Mieux vaut être seule que mal accompagnée, comme le dit l’adage. Demandez à Dieu dans la prière, prenez patience, ne précipitez rien et faites preuve de discernement. Tout le monde ne vous veut pas du bien. Occupez ce temps d’attente à cultiver votre amitié avec Jésus et à développer en vous les caractéristiques de l’amie que vous aimeriez avoir.

Par ailleurs, bien qu’il soit important d’avoir des affinités pour se rejoindre, les bonnes amitiés seront celles qui vous bâtiront dans vos différences. N’aspirez donc pas à vous trouver une jumelle, à la manière des adolescentes, mais acceptez celle que Dieu enverra dans votre vie en restant ouverte à ses différences.

En conclusion, rappelez-vous que tout bienfait et tout don parfait vient de Dieu, en temps et lieu. Osez donc aspirer au don de la véritable amitié, celle qui honorera Dieu et qui sera un terrain de bénédictions réciproques, que ce soit pour une raison, le temps d’une saison ou pour l’éternité.

Mamans, menez le combat!

Mamans, menez le combat!

S’il m’a fallu plusieurs années pour réussir à réellement embrasser mon appel de mère de famille, lorsque je regarde à ce qui se déroule sous nos yeux aujourd’hui, je rends grâce d’avoir pu le faire et de mieux réaliser désormais les enjeux et le rôle que j’ai à jouer à mon niveau pour le Royaume de Dieu.

Avez-vous remarqué l’acharnement dont le monde actuel fait preuve pour détruire la famille et le plan de Dieu pour cette dernière ? Avez-vous comme moi remarqué que nous courons chaque jour plus vite vers notre autodestruction, souvent sous le regard indifférent ou naïf de ceux et celles qui peuvent faire une différence?

Lorsque Dieu a créé le mariage et la première famille, Il exprimait ainsi l’importance que cette dernière aurait sur toute la civilisation. La famille devait être la première église, avec les parents comme pasteurs et les enfants comme fidèles qui prendraient à leur tour les rôles de pasteurs auprès de leurs propres familles. Peupler la terre d’hommes et de femmes qui aimeraient Dieu et transmettraient ses valeurs et commandements à leur progéniture, afin d’hériter tous ensemble d’un nouveau Royaume malgré le péché originel, voilà ce qu’a toujours été le plan de Dieu pour les Hommes, pour les familles. La famille est si importante pour Dieu qu’on la retrouve dans les notions de famille spirituelle, de mariage, d’époux et d’épouse en référence à Christ et Son église… Oui, la famille est le point de départ du plan de Dieu pour l’humanité.

Ainsi, nous ne devrions pas être surprises de voir que c’est précisément cette dernière que le monde actuel et celui qui le dirige visent particulièrement. Le projet de destruction de l’Ennemi ne fait plus de mystère et aujourd’hui, nous lui ouvrons tellement les portes de nos propres foyers qu’il ne prend même plus la peine de se cacher. Le diable se révèle au grand jour, parce qu’il n’y a plus grand monde pour lui barrer la route et au contraire, on lui déroule le tapis rouge. Et comme dans toutes les dictatures et régimes communistes qu’il a manipulés avant nos pseudos démocraties actuelles, la cible principale ne fait aucun mystère, car il sait pertinemment que toute idéologie se forge à partir d’elle : les enfants.

  • Rentrée 2015 : à son premier cours d’histoire, mon fils se retrouve face à un enseignant qui pendant deux heures s’évertuera, à coups de blasphèmes et de propos déplacés, à prouver à tous les enfants de sa classe qui croient en Dieu à quel point ils sont stupides. Il en profitera pour les encourager vivement à lire le livre qu’il s’est appliqué à écrire durant des mois pour “prouver” l’inexistence de Dieu et qui est disponible, avec la bénédiction de la direction de l’école, pour tous les élèves à la bibliothèque scolaire…
  • Rentrée 2015 toujours, de nouveaux cours d’éducation à la sexualité sont imposés dans les établissements scolaires, dès l’âge de 3 ans ! Objectif clairement assumé : éduquer nos enfants aux nouvelles moeurs de la société “progressiste” que sont l’homosexualité, la théorie du genre et la banalisation de l’avortement. On contraint les parents à accepter et on insulte ceux qui auront le malheur de revendiquer leur droit à transmettre leurs propres valeurs à leurs enfants. Si de surcroît ces valeurs sont chrétiennes, elles seront jugées arriérées et anti-progressistes. Pour rappel, la campagne de propagande était lancée depuis quelques mois avec force lorsque les enfants se sont vus “encouragés” à porter des bracelets en guise de soutien au mariage homosexuel, ou lorsqu’ils ont été forcés de subir des mois durant, des campagnes d’affichage indécentes sur les murs de leurs établissements scolaires.
  • Été 2015: nous voyons un peu partout dans le monde des initiatives qui font froid dans le dos:

– une nouvelle série télévisée américaine destinée aux adolescents sera lancée en grandes pompes pour la rentrée. Lucifer y est la star principale et y est représenté comme un mec “cool” et pas si méchant que ça, juste un gars un peu incompris qui ne chercherait finalement que sa rédemption… Dans un monde où les jeunes s’identifient énormément à ce qu’ils perçoivent par le biais des médias, c’était probablement le coup à jouer pour banaliser l’Ennemi…

–  Un peu partout dans le monde, on remarque une mobilisation sans précédents des antéchrist qui réclament à coups de manifestations et plaintes juridiques le retrait de tous les symboles religieux : les croix accrochées depuis des décennies sur des monuments, les tablettes des 10 commandements représentées depuis tout aussi longtemps au Capitol, l’interdiction aux équipes et coachs de prier avant les événements sportifs, le retrait de versets sur les insignes de shérifs et voitures de police, les demandes de fermeture de pages Facebook d’administrations qui auront eu le malheur de partager des versets à leurs abonnés…pour ne citer que ces exemples.

–  Aux États-Unis, on célèbrera en grandes pompes l’inauguration d’une statue représentant Lucifer et des enfants qui le regardent avec adoration. De nombreuses familles se presseront pour la célébration qui sera relayée et banalisée par de nombreux médias.

  • Été 2015 en Europe : une exposition dont certains tableaux représentent le diable tenant dans ses bras une enfant nue fera grand bruit. Les gens seront révoltés, mais l’exposition ne sera point annulée et fera même salle comble pendant plusieurs jours…
  • Et depuis quelques années, on observe un recrudescence de la violence infantile, des enfants qui n’hésitent plus à tuer et faire tuer leurs parents parce que ces derniers leur ont confisqué leurs joujous technologiques, des objets qui les possèdent au point de les transformer en tueurs. Pour avoir lu de nombreux témoignages d’anciens agents sataniques sauvés par Christ avec pour mission de mettre en garde contre les techniques du diable, je sais que l’une de ses approches privilégiées pour la jeune génération passe par les technologies. Et quand on voit les files d’attente et les sacrifices que beaucoup font pour s’offrir le dernier Iphone à la mode dont ils font ensuite dépendre leur vie et celle de ceux qui ont le malheur de les en priver, on constate que cette stratégie fonctionne à merveille de nos jours !

Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres. Leur point commun: les familles, les enfants. Le but affiché? Transformer les références dès le berceau et faire passer le mal pour le bien, les déviances pour une norme approuvée par tous. La famille est plus que jamais la structure à abattre, et c’est la raison pour laquelle c’est précisément au coeur de nos familles que nous pouvons riposter, pour reconstruire notre culture et mettre en échec les plans de l’Ennemi.

Malheureusement, nous sommes encore trop nombreuses à ne pas prendre la pleine mesure de cette responsabilité. Nous continuons de chercher nos épanouissements personnels à l’extérieur de nos foyers ou dans des choses frivoles et à considérer notre appel maternel comme une tâche subalterne alors que Dieu nous a confié le rôle le plus important qui soit.

La plupart des grands hommes et grandes femmes qui ont marqué l’histoire du monde tel que nous l’avons connu ou tel que nous en avons entendu parler dans ses heures de gloire avaient reçu des fondements solides, des valeurs qui leur avaient été transmises par leurs parents avec foi et persévérance, valeurs qui se sont ancrées si profondément en eux et dont ils ont tant pu observer les bienfaits qu’ils se sont appliqués leur vie durant à les mettre en place pour construire une société, une civilisation dont leurs descendants étaient fiers. Jusqu’à ce que les nouveaux courants modernes surgissent, l’information et la perte des valeurs… Le foyer a toujours été et restera toujours le point de départ de la culture. Nos descendants à nous seront-ils fiers de la société que nous leur laisserons? Si nous voulons une meilleure société, une meilleure culture et une moisson abondante pour le Seigneur, nous redonnerons au foyer son importance, ses lettres de noblesse et nous lui accorderons toute l’attention et l’investissement qu’il exige. Et il est désormais plus urgent que jamais d’opérer ce revirement, à l’heure où le monde entame un pas décisif vers sa déchéance.

Le temps est venu de saisir l’importance de notre rôle. Parce que ce rôle est capital pour le Seigneur, il doit l’être d’autant plus pour nous ! L’avenir de nos enfants et la moisson de Dieu ne sera pas uniquement dépendante de nos églises que nous fréquentons en famille le dimanche matin, mais principalement de l’église que nous avons chez nous, dans nos foyers. Et nous les mamans avons un rôle d’influence crucial qui exigera de nous intention, foi, rigueur et persévérance. Notre travail ne se fait pas à corps et à cris dans des manifestations publiques pour faire changer les moeurs, mais nous les changeons dans le silence de nos foyers, à l’abri des regards et des louanges et à travers chaque petit choix, chaque petit geste et chaque petite leçon que nous transmettons avec application aux futurs soldats de Dieu.

Le jour où j’ai réalisé à quel point le rôle d’une maman était capital pour le Royaume de Dieu est le jour où Dieu a réellement commencé à m’équiper pour le remplir et tenir face à l’adversité.

Tout bon combattant commence par étudier les angles d’attaque de son ennemi. Il ne peut se permettre de les nier s’il veut remporter la victoire.

Nier le déchaînement actuel des puissances des ténèbres dont l’objectif est de détruire nos familles, nos enfants et la famille de Dieu, c’est faire preuve d’une grande naïveté. L’apôtre Pierre nous dit:

Soyez sobres, restez vigilants: votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. – 1 Pierre 5 : 8

Et l’apôtre Paul confirme aux Éphésiens cette réalité en ces termes :

En effet, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. – Éphésiens 6:12

Prendre la mesure de cette réalité est désormais urgent et capital. Nous avons un devoir de veille dans nos foyers, nous devons protéger les âmes de nos enfants avec la même férocité dont nous ferions preuve si un lion menaçait leur vie physique, ouvrir les yeux sur le combat qui se déroule dans l’arène de nos vies.

Nous devons être conscientes…

– conscientes que le danger est réel et que dans nos quotidiens visibles, nous menons aussi un combat qui se déroule dans l’invisible et que notre adversaire ne nous fera aucun cadeau. Ni à nous, ni à nos enfants, ni à nos couples, ni à nos familles;

– conscientes des réalités de notre culture actuelle, son bruit, son influence et son degré d’intrusion dans nos foyers provenant de sources multiples et variées auxquelles nous ouvrons parfois nous-mêmes la porte…

– conscientes que notre vocation d’épouse et de mère exige que notre époux et nous-même prenions intentionnellement la responsabilité de l’éducation de nos enfants;

– conscientes que d’autres y sont parvenues avant nous et que nous avons, en tant que Chrétiennes, un devoir de transparence, de partage, de témoignage et de soutien dans nos différents challenges et dans la poursuite de nos objectifs communs;

– conscientes que le degré d’érosion de la vérité est à un point tel dans les esprits et les coeurs qu’il faut puiser continuellement dans la divine puissance pour maintenir le mal hors de nos foyers et persévérer dans la construction de ceux-ci;

Oh, ne vous y trompez pas ! Je sais quel cocktail de patience, de persévérance et d’intentionnalité cela exige, mais surtout la conscience d’une lutte perpétuelle contre notre chair qui aura souvent tendance à nous faire jeter l’éponge au moindre obstacle! Depuis quatre ans, nous sommes chez nous dans la délicate phase de l’adolescence avec tous ses challenges et cet article, je l’écris aussi pour m’édifier moi-même et pour garder à l’esprit la nécessité et l’importance de mener et de poursuivre le combat. Car c’est un bon combat. Le combat dans la foi pour les âmes est le seul combat qui vaille la peine d’être mené dans cette vie et c’est notre principale mission en tant que Chrétiens. À quoi cela nous servira-t-il d’évangéliser le monde si c’est pour manquer à notre premier devoir d’évangélisation au sein de nos foyers?

Le coeur de nos familles est le point de départ. Nous ne pourrons pas nous plaindre de voir nos enfants rejeter Dieu si nous n’avons pas été intentionnelles lorsqu’il fallait leur apprendre à le connaître. Nous ne pourrons pas nous plaindre des valeurs qu’ils adoptent si nous avons laissé le monde leur inculquer les siennes. Nous ne pourrons pas nous plaindre de les voir adopter des discours d’hommes et de femmes perdus si nous avons négligé de leur montrer le Chemin, la Vérité et la vraie Vie !

Reconstruire notre culture sera donc une affaire de famille. Pas une affaire d’intellectuels, ni de médias, ni de politiciens. L’église y contribuera beaucoup, mais les véritables fondements seront posés par nous en tant que mères déterminées à reconnaître et à embrasser contre vents et marées, l’appel le plus important de nos vies; des mères prêtes à enfiler les gants pour tenir dans l’arène face à l’Ennemi et combattre avec assurance et persévérance, car équipées d’une extraordinaire puissance divine qui les aura précédées de tout temps.

Tu me donnes de la force pour le combat, tu fais plier sous moi mes adversaires. – Psaumes 18:40

Bien-aimées mamans, il n’y aura jamais dans vos vies plus noble et plus nécessaire combat que celui que vous mènerez à genoux pour les âmes de vos enfants, puis debout, de vos mains, par la multitude d’actes humbles, modestes et altruistes que vous poserez chaque jour pour eux, avec l’amour comme unique et éternel moteur.

Bénédictions !

La famille nombreuse, une folie ?

La famille nombreuse, une folie ?

J’ai toujours voulu avoir 4 enfants. Deux filles et deux garçons de préférence. Dieu ne m’a pas accordé cette répartition, mais Il m’a sans aucun doute accordé le désir de mon cœur… et celui de mon mari qui, en tant que fils unique, rêvait d’une belle fratrie dans notre foyer.

J’avais deux enfants lorsque j’ai accepté le Seigneur dans ma vie. La venue du troisième a été notre pas de foi grandement récompensé par le Seigneur. Mais pour ce qui est du quatrième, les choses se sont passées un peu différemment. Nous nous apprêtions à partir pour le Canada et malgré de nombreux essais, Dieu semblait avoir décidé de nous limiter à trois enfants. Nous étions déjà conscients de notre grande bénédiction et même, je rendais grâce à Dieu d’intervenir de cette manière parce que je n’étais pas certaine que c’était judicieux pour ma santé de risquer une quatrième césarienne. Je lui avais remis les rennes de cette décision. Mais quelques mois à peine après notre arrivée au Canada : surprise !

Je dois avouer que je n’ai pas bien pris la nouvelle et je m’en suis grandement repentie depuis. Le contexte relationnel de notre nouvelle vie nous avait fait plonger dans une grande désillusion…

Les enfants sont une bénédiction. C’est ce que la Parole de Dieu nous dit (Psaumes.127:3). Et les récits où Il bénit par une descendance nombre de ses serviteurs sont récurrents dans la bible. Sans avoir ce background biblique dans ma jeunesse, j’ai néanmoins grandi avec cette conviction et le Seigneur a mis très tôt dans mon cœur cet amour pour la famille. Et même si celle d’où je viens est aujourd’hui bancale, cet amour ne m’a jamais quitté.

Mais comme je l’ai souvent exprimé, j’ai trop longtemps laissé le regard des autres m’emprisonner dans mes choix. Dieu merci, c’est une chose désormais révolue. J’ai choisi de placer ma confiance en Dieu et malgré une grossesse délicate et un accouchement en urgence, j’ai été bénie au delà de toute espérance. Car oui, je n’espérais plus cette petite fille pour laquelle j’avais tant et tant prié. Dieu est bon et même si ce n’est pas facile tous les jours, je ne regrette pas une seule seconde d’avoir eu mes 4 enfants. Et la certitude qu’il s’agit réellement d’une bénédiction de Dieu est définitivement gravée dans mon cœur, surtout lorsqu’autour de moi, je vois tant de jeunes femmes pleurer pour une grâce qui m’a été accordée…

En tant que Chrétiennes, nous faisons souvent l’erreur de tomber dans les mêmes considérations que le monde.

J’étais immature et j’ai porté la culpabilité de cette grossesse pendant les six premiers mois à cause des attitudes et considérations des autres. Mais la pluie de grâces est tombée sur nous par la manière dont Dieu s’est manifesté dans ma vie à travers cette grossesse, cet accouchement difficile et cette magnifique petite fille.

Alors oui, je crois fermement au fait que la famille nombreuse et les enfants sont une bénédiction de l’Éternel, même si la tendance chrétienne “moderne” défend le contraire. C’est même devenu un fléau auquel beaucoup adhèrent par le biais de faux évangiles qui encouragent à faire le choix de la stérilisation sans raison médicale et par pur égocentrisme. C’en est au point où des ministères sont désormais créés au Etats-unis pour sensibiliser les Chrétiens à la dangerosité de ce genre d’enseignements. Et de nombreux miracles se produisent suite à la repentance de couples qui par la grâce arrivent à rendre la stérilisation réversible et à enfanter de nombreuses fois par la suite. Alors certes, la bible ne mentionne clairement aucun interdit sur ce plan là, mais un minimum de sagesse pourrait nous faire douter du fait que Dieu puisse encourager l’Homme à interrompre par lui-même les bénédictions dont Il veut le combler, surtout après qu’Il a spécifié de peupler la terre (même si je conçois que ce n’est pas à une seule famille de le faire !).

Ainsi ma sœur, tu entendras souvent dire qu’il est irresponsable de peupler davantage une planète surchargée ; on te dira que ça te coûtera une fortune de les élever ; on t’accusera de vouloir vivre au crochet de la société ; d’autres te plaindront du fait que tu auras selon eux perdu ta liberté ; on t’abreuvera aussi par des propos décourageants quant à la masse de travail que les enfants représentent ; on enfoncera le clou en te listant tout ce que tu manques à ne jamais pouvoir sortir de chez moi ; d’autres cesseront de t’inviter chez eux ou exigeront que tu fasses garder tes trop nombreux enfants pour jouir de leur compagnie… Ne te laisse pas déprimer par tout cela !

La descendance de ses [servantes] en fera son héritage, et [celles]qui aiment son nom y habiteront. – Psaumes 69:37

– Continue de croire que les bénédictions de Dieu méritent d’être accueillies à bras ouverts.
– Continue de croire que Dieu pourvoit aux besoins essentiels de toutes les familles qui espèrent en Lui, qu’elles aient 1 ou 20 enfants.
– Continue de placer une confiance radicale en sa provision.
– Continue de croire qu’Il te fait un honneur immense en plaçant des âmes sous ta responsabilité et que c’est une grande marque d’amour et de confiance en ton potentiel maternel.
– Continue de croire qu’il n’y a jamais trop de soldats pour l’armée de Dieu et que ta contribution à cette finalité ne peut être qu’épaulée par Lui.
– Continue de marcher avec l’assurance qu’Il t’équipera au fur et à mesure et que tous tes combats de mère connaîtront une fin heureuse si tu demeures ferme dans ta foi et dans ton choix de vie intentionnelle.
– Continue de croire qu’en tant que Chrétienne, il n’y aura jamais plus grand sacrifice que celui que tu feras au service des autres et notamment de ta famille.
– Continue de te lever pour tes convictions bibliques et refuse d’adhérer aux conceptions “progressistes” qui veut te faire croire qu’une vie riche passe par se conformer au monde avec les mêmes arguments à l’appui.

Je ne te mentirai pas. Oui, ça coûte cher. Oui, la maternité exigera tout de toi. Oui, tu pleureras de désespoir plus d’une fois ; oui tu auras souvent envie de jeter l’éponge face aux challenges ; oui, tu auras parfois le sentiment de ne plus exister en tant que personne. Mais oui, comme Jésus, tu auras néanmoins fait le sacrifice de ta vie pour une noble cause et pour un objectif éternel qu’aucune « liberté » du monde ne saurait jamais égaler.

Quel[le] est [la femme]qui craint l’Éternel? L’Éternel lui montre la voie qu'[elle] doit choisir. Son âme reposera dans le bonheur, et sa descendance héritera le pays. – Psaumes 25:12-13

Tu as à coeur une famille nombreuse ? Remets ton désir au Seigneur, attends ton miracle, ne limite pas volontairement la bénédiction qu’Il veut t’accorder et place radicalement ta confiance en sa divine provision. Et lorsqu’ils te seront accordés, choisis de mener une vie intentionnelle et rappelle-toi toujours que la seule mission qui compte vraiment en tant que parents, c’est de faire notre part pour les élever dans les Voies de Dieu.

L’héritage que l’Éternel donne, ce sont des fils; les enfants sont une récompense. – Psaumes 127:3

Bénédictions !

Apprendre à s’aimer : mon parcours

Apprendre à s’aimer : mon parcours

Cet article a été à l’origine posté au printemps 2017. Je le remets en ligne avec quelques mises à jour.

Un soir, il y a quatre ans, mon mari me relatait sa conversation avec le chauffeur de l’autobus qui conduisait alors nos enfants tous les matins à l’école. C’est le même qui nous livrait les pizzas. C’est encore le même qui servait à la cantine de l’école et qui aujourd’hui gère le club de soccer de la ville… Bref, un québécois dynamique et plein d’entrain qui semble réussir à se démultiplier tant il travaille !  Père de quatre enfants, il semblait sincèrement surpris d’apprendre que notre quatrième était née. Tout à son enthousiasme,  mon mari ne comprenait pas l’expression déconfite qui se dessinait peu à peu sur mon visage pendant son récit. Je finis par lui dire que je ne savais pas comment prendre  la “surprise” de ce monsieur…

Voyez-vous, à l’époque j’emmenais souvent mes petits à pieds à l’arrêt d’autobus. Et ce chauffeur me voyait à chaque fois. Le fait qu’il n’ait pas remarqué que j’avais accouché voulait-il dire que j’avais toujours l’air enceinte ? Quatre mois après mon accouchement,  j’étais donc toujours aussi grosse qu’en fin de grossesse… Mon “régime forcé” pain/pâtes/pommes de terre du moment ne devait pas y être étranger ! J’ai choisi de rire de la situation. Mais cela n’a pas toujours été le cas…

Pendant presque neuf ans, j’ai été prisonnière de mon image, esclave des régimes minceur, captive des standards de la société. J’avais brutalement pris du poids suite à une hypothyroïdie non diagnostiquée : 13 kilos en 4 semaines ! J’ai espéré en vain que les kilos s’envoleraient tout seuls. Neuf mois plus tard, à la naissance de bébé #1, j’avais rajouté dix kilos sur la balance. À peine remise de ma césarienne, je me suis lancée dans le sport extrême, enchaînant les séances de bootcamp de Billy Blanks pendant plusieurs heures chaque jour. L’armoire de notre petit appartement se remplissait à vue d’œil de livres de régimes. J’étais déterminée à gagner mon combat quand un accident survint lors d’une de mes séances de sport. Si je peux encore marcher aujourd’hui, c’est uniquement par la grâce de Dieu. Mon genou droit s’est violemment déboîté, écartant ma peau des deux côtés. La douleur ? Elle n’est plus descriptible à ce niveau là. J’eus le réflexe de frapper d’un coup avec mes deux mains pour le remettre en place. La suite, je ne m’en rappelle plus… C’est le type de douleur qui vous paralyse le cerveau. Je fus donc contrainte d’arrêter mon sport pendant plusieurs mois. Résultat : kilos sur kilos en plus et ce, malgré les multiples régimes…

Je sombrais chaque jour un peu plus. Je passais des heures, des jours, des nuits entières derrière mon écran à télécharger des galeries photos de stars minces pour me motiver. J’avais sur mon ordinateur plus de deux mille photos de stars afro-américaines. J’imprimais des rames entières de papier avec leurs régimes, astuces, méthodes… Je me ruinais en produits “miracles”. La moindre graine ou poudre ou algue qui apparaissait sur le marché, je remuais ciel et terre pour la dénicher, souvent à prix d’or et je la consommais quelque soit le goût ou les risques pour ma santé. Tout ce qui comptait c’était de maigrir, à tout prix ! Pensez à un régime, n’importe lequel, et dites-vous que je l’ai certainement fait ! Je déprimais à chaque nouvel échec, je sortais de moins en moins souvent, fuyais l’intimité dans mon couple. Dans mon miroir, tout ce que je voyais c’était mes amas graisseux. Mon mari était désespéré de me voir me détester ainsi. Aucune de ses paroles réconfortantes ne me suffisait. C’était devenu le pathétique combat de ma vie…

Ce n’est qu’au bout de six ans que j’ai accepté de faire un deuxième enfant, épuisée d’attendre de voir ma balance s’équilibrer un minimum. Comme pour la première grossesse, rebelote pour l’hyperémèse (vomissements ininterrompus) qui m’a fait perdre une dizaine de kilos les six premiers mois, pour les reprendre immédiatement après l’accouchement. Le cycle infernal a repris de plus belle : sport extrême, régimes extrêmes, désolation totale. Ce cycle a duré neuf ans en tout. Mais c’est la première prison dont le Seigneur m’a délivrée seulement deux ou trois semaines après ma conversion…

Dieu a le sens de l’humour !

Malgré les soucis que nous traversions, j’avais entrepris d’aller voir un chirurgien gastrique pour me faire faire un bypass. Pour celles qui ne connaissent pas, il s’agit d’une opération qui consiste à réduire drastiquement la taille de l’estomac et à le “reconnecter” directement à l’intestin de sorte que tout ce qui est mangé ressorte presqu’immédiatement. On est par la suite condamné à manger des portions pour moineaux, généralement sous forme liquide, et vu que tout est rejeté sans que le corps n’ait vraiment eu le temps d’absorber les nutriments, on est contraint à prendre des suppléments nutritionnels à vie. Ne riez pas: oui, j’étais bêtement désespérée à ce point là ! Mais c’est l’expérience que mon Dieu a choisi pour me révéler son formidable sens de l’humour !

La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine; La femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée. – Proverbes 31:30

En France, les soins de santé sont bien remboursés, et cette opération l’était à 100% à condition de remplir les conditions de poids et de “déficiences” qu’il fallait pour permettre au médecin de cocher les bonnes cases du formulaire d’acceptation par l’assurance maladie. Je me rendis en toute confiance chez le chirurgien, convaincue que j’étais de dépasser largement le nombre de kilos requis. Première surprise : j’étais moins grosse que je ne le pensais. Comme quoi, tout commence dans la tête ! Il me “manquait” 6 petits kilos pour obtenir l’accord de prise en charge. Pour la première fois de ma vie, je me retrouvais frustrée de ne pas être assez grosse!!! À demis mots, le chirurgien me suggéra de prendre les kilos manquants et un second rendez-vous fut reprogrammé trois semaines plus tard. Je sortis donc confiante et convaincue que ce ne serait qu’un jeu d’enfant, tellement il me semblait que je n’avais qu’à respirer pour prendre du poids depuis toutes ces années ! Mais mon Papa céleste avait un autre programme pour moi…

Les jours suivants furent une ode au sucre et au gras tels que je n’en n’avais jamais mangé. Je me nourrissais quotidiennement comme un cochon au point d’en vomir plus d’une fois. Puis vint le moment de la première pesée. Résultat : 300g ! Et oui, c’est bien le signe “moins” que vous avez lu ! À ce “régime”, j’ai perdu du poids ! Furieuse, je décidais de redoubler d’efforts pour la semaine 2. Je vous épargne les détails sur mon alimentation, vous en seriez peinées pour moi… Pesée de fin de semaine 2 : 300g ! J’ai tellement cru à une mauvaise blague que j’ai même acheté une nouvelle balance, pour le même résultat ! J’étais perplexe et complètement déboussolée. La semaine 3 fût l’une des plus honteuses de ma vie. Je mangeais tellement de “cochonneries” que je finissais tous mes “repas” en larmes et en suppliant le Seigneur de me libérer de cet enfer. Pesée de fin de semaine 3 : + 300g ! C’est lorsque je me mis à sauter de joie devant cette prise de poids que je compris que quelque chose avait sérieusement flanché en moi.

Je compris alors que Dieu ne voulait pas que je me fasse opérer pour détruire ce qu’Il avait soigneusement conçu, et après plusieurs heures de prières et de repentance, c’est sereine que je me rendis au rendez-vous avec le chirurgien pour lui annoncer ma “renonciation forcée”. Ce jour fût celui de ma délivrance de l’enfer des régimes. Je promis au Seigneur de ne plus jamais maltraiter mon corps et Lui demandais de m’apprendre à m’aimer comme je suis, à faire les bons choix pour mon corps et à me voir dans mon miroir telle que Lui me voit. Je mis en place quelques ajustements pour retrouver un certain équilibre, mais je ne me culpabilisais plus si mon porte-monnaie ne me permettait pas pendant un temps de respecter la nouvelle alimentation. J’ai ainsi pu vivre plus sereinement mes deux grossesses suivantes sans me soucier de ce que je perdais à cause des vomissements ni de ce que je reprenais par la suite. J’ai commencé à faire la paix avec mon corps, grâce au secours divin.

Et aujourd’hui?

J’aimerais pouvoir dire que j’ai complètement embrassé mon apparence, mais ce ne serait pas tout à fait vrai. Comme la plupart des femmes, j’oscille encore trop souvent entre amour et haine envers mon corps. J’apprends à faire la paix avec lui, à l’écouter et à le respecter. Par exemple, je le sais très sensible aux sucres que je consomme dorénavant avec modération et en privilégiant les aliments “low carb” et une alimentation cétogène à 80% du temps (peu de sucres, protéines en quantité raisonnable et beaucoup de bons gras). J’ai pu identifier un certain nombre de carences que je sais désormais combler et j’ai aussi adopté le jeûne intermittent pour le forcer à puiser davantage dans ses réserves et à mes cellules de se renouveler plus rapidement. Mais plus important encore, grâce à Dieu, ma perspective et mon rapport à la nourriture a changé. Je ne la vois plus comme “le mal nécessaire” pour survivre, mais réellement comme une bénédiction que Dieu m’offre avec abondance au quotidien et que je me dois d’honorer avec sagesse. J’ai toujours aimé cuisiner et le Seigneur m’a donné un talent pour cela. La perspective d’une vie privée de l’exercice de ce don, surtout dans le cadre de l’hospitalité m’attristait beaucoup. Le combat pour le lâcher-prise se poursuit, mais je ne suis plus prisonnière comme je l’étais en France. Je commence à trouver une paix à ce sujet que je ne croyais plus possible. Ce n’est plus une question de chiffre sur la balance, mais de se sentir bien dans sa peau et de prendre soin de l’un de nos plus précieux cadeau quand on l’a : la santé.

Un anneau d’or au groin d’un porc, voilà ce qu’est une femme belle mais dépourvue de discernement. – Proverbes 11:22

Aujourd’hui, quand je vois toutes ces stars qui se torturent jours et nuits pour donner une image qu’elles maintiennent par la souffrance, je suis triste pour elles. Certaines sont minces naturellement, d’autres ont dû le devenir pour des raisons de santé. Mais pour d’autres, il s’agit tout simplement de vanité, une volonté de faire envie, de se placer au dessus des autres en culpabilisant celles qui n’y arrivent pas. Je veux notamment parler de toutes celles qui s’affament et révèlent une ligne squelettique à peine une semaine après l’accouchement, culpabilisant de nombreuses jeunes mères qui se retrouvent comme moi, prises au piège de standards illusoires et donc de l’enfer des régimes qui leur font perdre les jeunes années de leurs enfants. J’étais jeune convertie et je regretterai toujours de n’avoir pas plutôt consacré toute cette énergie à mon développement spirituel.  Ce furent neuf années de pur gâchis …

Ce témoignage est donc pour toutes celles qui demeurent encore dans cette prison. La prison de l’image et de la haine de soi (poids, complexe physique, intellectuel, spirituel, etc). Dieu peut vous en libérer et c’est son désir le plus cher.  En tant que chrétiennes, nous ne devons plus nous mesurer aux standards du monde. Les critères de beauté ne sont absolument plus les mêmes et lorsqu’on expérimente l’amour inconditionnel de Dieu, on gagne en assurance mais surtout en liberté. Depuis que j’ai acquis cette liberté, je me sens plus belle que jamais. Je me maquille très peu, en général un peu de fond de teint, du crayon khôl, du mascara et un rouge à lèvres. L’accessoire beauté avec lequel j’aime le plus jouer? Les perruques! Je les aime pour leur côté pratique et versatile. Perdre du poids ? Oui. Mais pour les bonnes raisons et sans plus jamais me mettre de pression. Mais surtout en travaillant avec Dieu dans ce projet, comme dans tous les projets de ma vie.

Dorénavant, je marche la tête haute dans la rue, que je sois habillée comme un trappeur pendant les rudes hivers canadiens ou avec mes tenues africaines en été ! Je marche fièrement parce que sais que je suis le top model de mon Dieu !

Bien-aimée,  le Seigneur ne regarde pas à tes cheveux en pagaille, ni à tes cernes, ni à ton acné, ni à tes kilos en trop. Il te voit tout simplement comme la personne qui valait sa souffrance et le sacrifice de sa vie, et Il s’attriste certainement de te voir ne pas poser le même regard que Lui pose sur toi. Et si tu penses que c’est pour gagner l’amour d’un homme que tu dois recourir à de nombreux artifices, dis-toi bien qu’un homme qui t’aime vraiment te préférera toujours au naturel. Rappelle-toi aussi que les gens admireront ton joli visage juste un temps, mais c’est ta sagesse, ton intelligence et l’amour que tu auras manifesté qui produiront les meilleurs effets à long-terme, dans ta vie, dans celle des autres et pour la gloire de Dieu. Les gens se souviendront de l’impact que tu as eu dans leur vie, pas de la taille de tes pantalons! Souviens-t-en.

Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. – Psaumes 139:14

Bénédictions

Photo by Bobbo Sintes on Unsplash

Femme d’influence

Femme d’influence

Beaucoup de femmes se lèvent tous les matins avec un sentiment d’inadéquation dans un domaine ou dans un autre de leur vie. Nos cœurs se languissent de vivre un plein épanouissement mais surtout, notre moral a besoin de savoir que nous ne faisons pas qu’exister, mais que nous avons réellement un impact positif sur notre monde.

La société liste d’innombrables attentes pour les femmes aujourd’hui. Sa seule position au foyer ne suffit plus à la valoriser, alors que pendant des décennies, c’est du foyer et du labeur sacrificiel de nombreuses mamans que sont issus les grands hommes et femmes qui ont posé les fondements de nos sociétés, et même si ces fondements sont désormais jetés aux orties au profit de valeurs qui précipitent chaque jour un peu plus le monde dans le gouffre.

Désormais, la femme court partout… sans aller nulle part! Mais surtout, le sentiment de vide et d’inutilité l’habite en permanence, car même si elles accomplissent en apparence beaucoup de choses, rares sont celles qui éprouvent réellement le sentiment de créer une valeur, un impact durable et éternel.

C’est pourquoi il est important pour nous les femmes chrétiennes de nous souvenir que nous ne devons pas nous mesurer à l’échelle des valeurs du monde. Si notre influence commence dans nos familles, son rayonnement lui s’étend tout autour de nous. Nous ne serons peut-être pas toutes des prix Nobel de la paix ou présidentes de la République; nous ne serons certainement pas toutes récompensées devant les caméras pour nos bonnes œuvres à travers le monde… mais notre rôle reste capital, aujourd’hui plus que jamais. Et il ne réside pas dans notre productivité quotidienne, mais bien dans notre désir et notre capacité à influencer positivement les êtres qui ont été placés sous notre responsabilité (époux et enfants), mais aussi ceux qu’Il place quotidiennement sur notre parcours de vie.

Il y a influence et influence…

Dans le mariage par exemple, beaucoup d’épouses chrétiennes comprennent mal le concept de la soumission et s’interdisent d’émettre le moindre avis ou de donner le moindre conseil sous prétexte que c’est l’homme le chef de famille et qu’il doit décider de tout. Dieu a cependant créé la femme pour être une «aide» pour l’homme (Genèse 2:18 ). Homme et femme sont inspirés du même Esprit et l’épouse peut sans aucun doute positivement influencer son mari, du moment où elle le fait avec sagesse et pour le bien-être général du couple et de la famille, et non pour ses intérêts propres. Il en va de même avec nos enfants si en tant que mères nous nous évertuons à donner le bon exemple et à transmettre de bonnes valeurs. Et il en va aussi de même dans toutes nos relations, que ce soit dans le monde ou dans l’église.

Car en effet, l’influence peut prendre différents visages…

Elle peut être destructrice si nous n’avons pas la bonne motivation de cœur. Les femmes sont réputées pour être manipulatrices. Dans la bible, les exemples de telles femmes qui ont conduit à la perdition des hommes qui leur faisaient une confiance aveuglée par l’amour sont nombreux : celui de Salomon qui malgré sa grande sagesse s’est laissé négativement influencer par ses épouses païennes; l’histoire de Dalila et Samson avec sa fin tragique en est également un des plus parlants (Juges 16).
Côté enfants, nous avons l’exemple d’Hérodiade qui manipula sa fille pour obtenir la tête de Jean-Baptiste (Marc 6:21-28); ou celui d’Athalie qui régna à la manière cruelle et idolâtre que lui avait enseignée sa mère Jézabel (2 Rois 11)…

Dans l’église, nous avons l’exemple de Saphira qui s’est comprise par désir de bien paraître aux yeux des autres (Actes 5: 7-10).

Les mises en garde contre de telles femmes dans la Parole de Dieu sont nombreuses. Et tout autour de nous, nous connaissons toutes au moins une femme qui, sous l’emprise de mauvais désirs (désir de reconnaissance et de louange de la part des autres, désir d’appartenance à un cercle particulier, cupidité financière, désir d’un statut particulier…) a accepté de nombreux compromis aux conséquences spirituelles dévastatrices.

Aspire à inspirer avant d’expirer.

En revanche, l’influence peut s’avérer fortement positive et salvatrice si les motivations sont pures et si le Seigneur demeure au centre et non pas notre propre gloriole personnelle. Là aussi dans la bible, les bons exemples sont nombreux : Esther qui a positivement influencé le roi pour son peuple (voir livre Esther) ; la mère du Roi Lemuel, l’auteur du célèbre Proverbes 31 sur la femme de valeur; et l’un des plus marquants, Eunice et Loïs, la mère et la grand-mère de Timothée qui sans avoir recherché de grade ou de statut particulier dans la société ou à l’église se sont faites pour mission de lui enseigner la Parole. Grâce à leur influence positive, Timothée est devenu un des leaders évangéliques qui a a eu le plus d’impact sur sa génération pour la gloire de Christ (2 Tim.1:5 ; 3:14-17).

Ainsi donc chères soeurs, vous avez peut-être le sentiment aujourd’hui de ne pas être en position d’avoir un impact valable, mais sachez que vous êtes à la parfaite position pour influencer quelqu’un! Vous n’avez qu’une seule chose à faire : disposer votre coeur à vous laisser librement et spontanément utiliser par le Saint-Esprit, par obéissance et avec courage et audace! 

Par le témoignage de votre vie, le service simple et constant, l’hospitalité, les paroles de vie, une présence bienfaisante, l’amour de Christ manifesté en toutes circonstances, vous pouvez influencer n’importe qui, mais surtout vos enfants de sorte à ce qu’ils deviennent des guerriers de foi et des serviteurs zélés pour le Seigneur. Vous élevez peut-être le futur « Timothée » ou la future “Esther” de sa génération ! Votre rôle de femme et de mère chrétienne est important. L’impact que vous aurez ne se fera peut-être pas de votre vivant, mais il vaut la peine que vous y consacriez toute votre énergie en gardant toujours à l’esprit une vision d’éternité. Les exemples d’Eunice et de Loïs, d’Esther, de Tabitha, de la femme du Proverbes 31, de la sunamite pour ne citer que ceux là, nous démontrent que si on persévère par la foi et les actes simples d’amour et d’obéissance, nous pouvons faire une réelle différence quelque soit notre contexte de vie aujourd’hui.

Matthieu 5: 14-15
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut pas être cachée, et on n’allume pas non plus une lampe pour la mettre sous un seau, mais on la met sur son support et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

Bénédictions!